Sciences En 2006, le gouvernement d'Ahmadinejad aurait forcé plusieurs scientifiques et professeurs d'université iraniens à démissionner ou à partir en retraite. Cela a été appelé la "seconde révolution culturelle" (par opposition à la révolution culturelle islamique qui avait eu lieu avant)[10]. Cette politique serait destinée à remplacer les vieux professeurs par des plus jeunes. De nombreux professeurs ont aussi reçu des lettres leur indiquant leur retraite anticipée.
Crise du nucléaire iranienM. Ahmadinejad refuse toute ingérence étrangère dans le développement du programme nucléaire iranien. Il dénonce l'armement de l'Irak en armes chimiques fournies par les États-Unis et des pays européens, durant la guerre Iran-Irak.
Le président Mahmoud Ahmadinejad, a rejeté catégoriquement, dans ce discours, prononcé le 8 juin 2006 dans la ville de Qazvin dans le nord-ouest du pays, et diffusé par la télévision publique, les propositions des 5 membres permanents du Conseil de sécurité présentées le 6 juin 2006 visant à l'abandon par l'Iran de son programme d'enrichissement d'uranium en échange d'un accord de coopération économique et technologique.
Politique étrangère Image:Lukashenko Ahmadinejad 2006.jpg
Ahmadinejad avec le président bélarusse Aliaksandr Loukachenka.
Relations Iran-États-Unis [modifier]
Les relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran ont été rompues à la suite de l'affaire de la prise d'otage de 444 jours de l'ambassade des États-Unis. Il tente de renouer le contact en envoyant une lettre au président des États-Unis d'Amérique le 8 mai 2006, mais le gouvernement de George W. Bush choisit de ne pas y répondre officiellement, lui reprochant son caractère uniquement "philosophique" et n'y trouvant rien de nouveau[11].
Le 8 août 2006, il a donné une entrevue télévisée à Mike Wallace, un correspondant de 60 Minutes. C'était sa première entrevue pour un média américain depuis 6 mois.
Le 29 août 2006, il a invité George W. Bush à un débat télévisé ouvert sur ses plans concernant le programme nucléaire civil de l'Iran; cette invitation a été promptement déclinée par la Maison blanche[12].
Relations Iran-RussieAhmadinejad essaie de renforcer les relations avec la Russie, mettant en place un bureau spécialement destiné à ce but en octobre 2005. Il a travaillé avec Vladimir Poutine sur la question nucléaire, et à la fois l'un et l'autre ont exprimé un désir de voir plus de coopération mutuelle sur les sujets liés à la mer Caspienne. Cependant, les officiels du renseignement occidentaux ont récemment accusé Ahmadinejad d'aider financièrement et matériellement en Iran les rebelles en Tchétchénie, qui se battent contre la Russie[13]. L'Iran s'est pourtant déjà exprimé sur le fait qu'il considérait le problème Tchétchène comme une "affaire interne" à la Russie.
Relations Iran-IsraëlEn octobre 2005, Ahmadinejad a fait un discours contenant des positions contradictoires à propos d'Israël. D'après les traductions les plus largement publiées, il a dit « qu’il adhérait aux propos de l’Ayatollah Khomeini selon lesquels un jour le régime sioniste serait rayé de la carte »[14],[15].
Les commentaires d'Ahmadinejad ont été condamnés par la plupart des gouvernements occidentaux, l'Union européenne, la Russie, le Conseil de sécurité des Nations unies et le Secrétaire général Kofi Annan. Les dirigeants Égyptiens, Turcs et Palestiniens ont aussi exprimé leur inconfort face à cette remarque d'Ahamadinejad[16]. Le premier ministre du Canada de l'époque, Paul Martin a dit que « cette menace envers l'existence d'Israël, cet appel à un génocide couplé aux ambitions nucléaires évidentes de l'Iran est un sujet que le monde ne peut pas ignorer ».[17]
La traduction de cette déclaration a été controversée. Lors d'une conférence de presse donnée le 14 janvier 2006, Ahmadinejad a déclaré à propos de son discours d'octobre « qu'il n'y avait pas de politique nouvelle, ils ont créé tout un ressentiment autour de cette déclaration. »[18]. En juin 2006, un éditorialiste du Guardian, Jonathan Steele a cité plusieurs persophones et traducteurs qui ont dit que la phrase en question serait plus exactement traduite par "balayé" des "pages du temps" ou "des pages de l'histoire" plutôt que "rayé de la carte" [19] En réexaminant la controverse sur la traduction, un éditeur du New York Times, Ethan Bronner a fait observer que "toutes les traductions officielles" des commentaires, dont celle du ministère des Affaires étrangères iranien et du bureau du président "se réfèrent à balayer Israël bien loin". [20].
Ahmandinejad a aussi comparé les actions d'Israël dans le Conflit israélo-libanais de 2006 aux actions d'Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale en disant que "Hitler cherchait des prétextes pour attaquer les autres nations" et que "le régime sioniste cherche des prétextes sans fondements afin d'envahir les pays musulmans et qu'en ce moment, il justifie ces attaques par des excuses non fondées."[21].
Le 8 août 2006, il a donné une entrevue télévisée à Mike Wallace, un correspondant de 60 Minutes, dans laquelle il a parlé de ce qu'il estime être la culpabilité d'Israël pour les souffrances du Liban, et des justifications morales des attaques aux missiles du Hezbollah. Plus tard dans cette entrevue, Ahmadinejad était prié d'exprimer ses opinions concernant l'état d'Israël et on lui a demandé de s'expliquer à propos de ses déclarations précédentes concernant le droit à exister, la suggestion au fait que l'État israélien devrait être déplacé en Europe, puisque ce sont les européens qui ont pris la responsabilité de l'Holocauste[22].
Déclarations politiquesLe président iranien est un adepte des formules chocs et révisionnistes et est soutenu dans ses propos par les Neturei Karta mouvement juif ultra-orthodoxe millénariste opposé au sionisme [23]
Au cours de la conférence d'octobre 2005 qui a lancé la polémique au sujet d'Israël (cf. plus haut), il déclare en rapport avec le soutien international au régime du Shah :
« Nous avions un régime hostile, dans ce pays [ici en Iran], un régime anti-démocratique, armé jusqu’aux dents, qui surveillait tous les citoyens, au moyen de son appareil sécuritaire, la SAVAK. Chez nous, régnait un environnement de terreur. Quand notre cher Imam a dit que ce régime devait être balayé, beaucoup de personnes qui se prétendaient politiquement bien informées dirent que c’était impossible. Tous les gouvernements corrompus soutenaient le régime [du Chah], quand l’Imam Khomeini initia son mouvement. Tous les pays, tant occidentaux qu’orientaux, soutenaient le régime, et ils ont même continué à le faire après le massacre du 7 septembre [1978], et ils continuaient à dire que le régime était indéboulonnable. Mais notre peuple a résisté, et cela fait aujourd’hui vingt-sept ans que nous survivons, sans régime inféodé aux États-Unis. La tyrannie de l’Est et de l’Ouest sur le monde doit prendre fin, mais les gens faibles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ne peuvent y croire. »
8 décembre 2005 : d'après le journal Le Monde il nie l'existence de l'ampleur de la Shoah, il demande à l'Allemagne et à l'Autriche de céder une partie de leur territoire pour établir l'État d'Israël. [24]
14 décembre 2005, il dénonce le « mythe du massacre des Juifs » et propose de créer un état israélien en Europe, aux États-Unis, au Canada ou encore en Alaska, lors d'un discours retransmis en direct par la télévision d'état iranienne.
« Ils [les Occidentaux] ont inventé le mythe du massacre des Juifs et le placent au-dessus de Dieu, des religions et des prophètes. Si quelqu'un dans leurs pays met en cause Dieu, on ne lui dit rien, mais si quelqu'un nie le mythe du massacre des juifs, les haut-parleurs sionistes et les gouvernements à la solde du sionisme commencent à vociférer ». [25]
6 janvier 2006 : suite aux très graves ennuis de santé du premier ministre israélien Ariel Sharon, ayant notamment une implication dans le massacre de Sabra et Chatila, le président iranien a déclaré souhaiter sa mort. En effet, sa déclaration est la suivante : Hopefully, the news that the criminal of Sabra and Shatila has joined his ancestors is final. [26] (que l'on pourrait traduire par « Espérons-le, l'information disant que le criminel de Sabra et Chatila à rejoint ses ancêtres est définitive. »)
1er février 2006 : en réponse au président George W. Bush qui a critiqué dans son discours de l'Union les forces iraniennes au pouvoir d'"une petite élite cléricale qui isole et opprime son peuple". Le chef d'État iranien a répondu que "dans un avenir proche, nous allons vous juger devant le tribunal des peuples" et a enchaîné par "ceux qui ont jusqu'au coude, les mains dans le sang des peuples qui sont impliqués partout où il y a des guerres et l'oppression, qui déclenchent des guerres en Asie et en Afrique, qui tuent des gens par millions". "Vous qui soutenez les crimes du régime fantoche sioniste, vous qui soutenez la destruction des maisons des Palestiniens, (...) vous n'êtes pas qualifiés pour parler des droits de l'Homme et des libertés".[27]
20 octobre 2006, Mahmoud Ahmadinejad s'adresse aux pays européens qui soutiennent Israël devant la foule rassemblée pour célébrer la "journée mondiale de Jérusalem" :
« Les Américains sont loin. Mais vous êtes les voisins des nations de cette région, a-t-il déclaré. Tout gouvernement qui se tient aux côtés du régime sioniste ne doit s'attendre désormais qu'à la haine des peuples du monde. La colère des peuples de la région bouillonne et, si l'ouragan se déchaîne, ses effets ne se limiteront pas aux frontières de la Palestine et vous heurteront[28]. »
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Renoncer, c'est pas dans ma nature